Le blog de John Jean

L'actualité d'un consultant en sécurité informatique

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John the ripper multi-core grâce à Open MPI…

Posté le 28 septembre 2009

… ou comment multiplier la rapidité de bruteforce de John the Ripper par 8 ou plus. J’ai écrit il y a quelques temps, un billet présentant un comparatif des méthodes de bruteforce CPU / GPU sur des hashs de type MD5. J’avais expliqué que la méthode GPU (avec l’aide de cuda) explosait allègrement les méthodes CPU, même avec du dual core. C’est toujours le cas. Sauf que cette méthode a ses limites: elle manque cruellement de softs permettant de bruteforcer tout et n’importe quoi. Le soft de référence pour avaler à peu près tous les hashs est John the ripper, mais il prend malheuresement assez cher face à des softs comme BarsWF. C’était sans compter sur un patch de bindshell.net qui permet d’exécuter autant d’instances du soft qu’on a de core.

Bruteforcer une chaine MD5: Nouvelles méthodes et comparatif des softs

Posté le 31 mars 2009

La plupart des développeurs utilisent généralement le MD5 pour stocker les données sensibles de leurs utilisateurs (mot de passe, parfois numéro de carte bleu, et ainsi de suite…). Ces derniers ont tendance à considérer cette méthode de hachage comme fiable alors qu’elle ne l’est pas. En effet, dès 1996, des chercheurs en sécurité ont mis en exergue la possibilité de créer des collisions. En 2004, les collisions complètes sont découvertes et le MD5 n’est dès lors plus considéré comme fiable d’un point de vue purement cryptographique. Cependant, sa facilité d’implémentation avec PHP à l’aide de md5(); et la méconnaissance des développeurs fait que cette méthode est encore très largement rependue au détriment de fonctions de hachage plus récentes et donc plus robustes comme SHA-256.

Suite à ces découvertes, plusieurs logiciels ont vu le jour afin de permettre de bruteforcer cette méthode de hachage (et pas uniquement celle-ci). Je suis souvent amené à devoir cracker ces chaines pour montrer au décideur pressé que le travail d’obfuscation des données par son développeur ou sysadmin n’est en réalité pas vraiment fiable. « Oui vous avez réussi à accéder à ma base de donnée, et alors ? Les données de nos clients sont cryptées ». Pour montrer au décideur qu’il fait fausse route, je me dois donc souvent de « bruteforcer » une ou plusieurs informations.